Synopsis

La banquise polaire qui recouvre l’océan Arctique est le plus sensible et le plus spectaculaire indicateur du réchauffement climatique.

La débâcle vient de commencer…Les Inuit ne s’aventurent plus lorsque la banquise devient un chaos de glaces qui se disloquent et se morcellent.

Pourtant, quatre aventuriers embarquent dans leurs kayaks nourriture et matériel pour vivre sur les plaques de glaces flottantes une expérience hors du commun.

Pendant 5 semaines, ils se laisseront dériver, en autonomie et sans assistance, au gré des vents et des courants.

Par cette aventure, ils veulent montrer l’extraordinaire beauté de cet environnement en danger et souligner l’importance des banquises dans l’équilibre climatique de la planète.

Au-delà des superbes images, ce film d’expédition plein de rebondissements, nous dévoile l’intériorité des protagonistes. Ils expriment leurs préoccupations sur l'avenir du monde de façon sensible et poétique.

La survie des Robinsons sur une plaque de glace qui chaque jour rétrécit, est une métaphore de l’humanité condamnée à vivre sur une planète bientôt trop petite pour elle.

Résumé

« Une première… sans doute une dernière… »                               

Emmanuel est écrivain, Luc cinéaste passionné d’aventures, Anne  est navigatrice en solitaire et Gauthier jeune graphiste. Ils sont tous quatre passionnés par L’Arctique.

Leur projet commun est un peu fou…. Ils veulent être les premiers naufragés volontaires à dériver pendant la débâcle sur une plaque de banquise au large du Groenland…. en autonomie totale et sans assistance bien sûr. Tenter d’y vivre comme Robinson Crusoé sur son île.

Leur objectif : nous alerter de la disparition des banquises polaires rendue imminente par le réchauffement climatique.

La communauté scientifique annonce leur fonte à très court terme.

Les images satellites du pôle montrent que la banquise polaire a déjà perdu la moitié de son épaisseur et de sa surface en 30 ans.

L’infographie présentée éclaire sur le rôle déterminant de la banquise pour le maintien de l’équilibre climatique de la planète. La banquise agit comme un miroir qui réfléchit vers le ciel 85% des rayonnements solaires. Sans elle, la température de l’océan s’élèvera encore plus rapidement…

Les quatre aventuriers préparent leurs kayaks dans le village de Tasiilaq isolé où la population vit entre tradition et modernité.

La carte du Groenland encore accrochée au mur de l’école désaffectée, montre qu’il y a seulement 80 ans les banquises polaires fondaient 1000 km plus au Sud.

 La débâcle vient de commencer…Les Inuit ne s’aventurent plus sur les glaces devenues trop dangereuses lorsqu’elles se disloquent.

C’est pourtant le moment que choisissent les quatre aventuriers pour partir vers le large à la recherche des banquises qui dérivent  à 15 miles des côtes.

Rapidement, ils font face à des murs de glaces flottantes accumulées par le courant.

Le passage est bloqué. Ils tentent alors de remonter vers le Nord par l’intérieur des fjords censés être plus dégagés, mais très vite ils déchantent.

Difficile de trouver un bivouac au pied des montagnes abruptes. Il leur faut lutter pour progresser dans ce chaos de glaces, ils se retrouvent bloqués et doivent se battre en permanence contre les éléments.

Les Robinsons des glaces finissent par trouver un passage dans ce labyrinthe d’icebergs géants et de glaces qui s’entrechoquent.

 Ils avancent mètre par mètre, tirent leurs kayaks, tombent à l’eau, se perdent dans la brume. L’étendue à traverser pour rejoindre les plaques du large est immense.

Quand la mer s’ouvre enfin, commence alors la quête d’une plaque de banquise polaire suffisamment épaisse et solide pour accueillir leur campement de fortune.

Les Robinsons parviennent à en trouver, s’y ’installent et façonnent leur île comme pour maîtriser leur environnement. La vie s’organise dans cet univers sans repère où le temps semble aboli.

Ils s’affairent, scrutent en permanence la fonte de leur plaque, mesurent et commentent sa régression.

Anne effectue des prélèvements de planctons pour les scientifiques et montre l’importance de ces micro-organismes pour le climat.

Gauthier dessine sur le vif la vie quotidienne. Emmanuel évalue sans cesse la position et s’inquiète. Luc règle les problèmes techniques et s’interroge sur le sens de cette expérience.

 Leur plaque file emportés par le courant… mais parfois dans la mauvaise direction…

 Lorsque le soleil chauffe un peu, les Robinsons en profitent pour faire un brin de toilette ou la lessive dans l’eau glacée. Les phoques passent à proximité de leur îlot de glace silencieux.

La vie oscille entre activités et contemplation de ce paysage dont les lumières créent un univers féerique. Sur cette banquise en décomposition le décor est en perpétuel mouvement.

Emmanuel livre ses préoccupations sur l’avenir du monde et dévoile la portée philosophique de cette aventure.

La beauté grandiose des lieux ne peut pas faire oublier les risques omniprésents. La vigilance doit être permanente. La fatigue se fait sentir, difficile de trouver le sommeil lorsqu’il ne fait jamais nuit, qu’à tout moment, un drame peut se produire… dans la brume, un iceberg s’est approché dangereusement, risquant de briser et de déséquilibrer leur radeau de glace. L’angoisse est palpable.

Dans cet univers glacé, les difficultés ne viennent pas uniquement des risques de l’expédition. Ils peuvent venir de tensions au sein du groupe. L’arme absolue pour survivre dans ce huit clos sera l’humour et la dérision.

Le radeau de glace fond sous leurs pieds plus en plus vite. Le danger devient trop grand. Ils décident de le quitter rapidement pour trouver une nouvelle plaque plus solide.

Ils s’installent à nouveau sur une nouvelle plaque. Voilà déjà cinq semaines qu’ils dérivent sur les glaces, lorsqu’un soir, un énorme iceberg se brise et provoque une énorme vague qui manque de les balayer. Ils passent à côté de la catastrophe et décident de regagner la terre pour éviter le pire.

Les Robinsons des glaces nous livrent le bilan de leur aventure. Pour eux  l’important n’est pas tant de réaliser un exploit que d’être les témoins de ce milieu qui disparaît.